Hildur et son Oscar ont largement occupé l’actualité de ce mois, et il est vrai que ces succès sont mérités tant ses musiques sont remarquables !
J’ai quand même introduit les grèves et menaces de grèves dans le secteur publique, les menaces sur Straumsvík, et quelques satisfactions du côté du commerce extérieur, de la diplomatie islandaise… et de la cuisine !
Que l’on me permette cette autocitation : avec les musiques des films Tchernobyl et Joker, Hildur Guðnadóttir truste en effet les récompenses : Prix au Festival de Venise et Golden Globe avec Joker, Emmy Award et, le 26 janvier, Grammy Award pour Tchernobyl ! Et le meilleur reste à venir, le 9 février, avec un Oscar pour la musique de Joker pour lequel elle est nominée…
Où Óskarinn = l’Oscar
Et le meilleur est évidemment venu, comme on peut le voir ICI après avoir sauté quelques informations sans importance ! Cette fois c’est la musique de Joker qui l’emporte. Et, selon un avis que je partage avec des observatrices américaines, c’est Hildur qui a prononcé le discours le plus authentique !
Victoire pour l’Islande, victoire pour les femmes, comme le relèvent Katrín Jakobsdóttir et les autres ministre(e)s islandaises qui lui envoient leur(e)s félicitations I C’est que Hildur est la première à emporter cet Oscar avec une musique qu’une femme aurait composée seule : quel progrès ! On peut voir ici en bas de page sa conférence de presse.
NB : les lectrices et lecteurs de ce blog les plus attentif(ve)s auront noté que Hildur se présente à chaque cérémonie avec une robe différente : cette fois c’est Chanel !
Avec les musiques des films Tchernobyl et Joker, Hildur Guðnadóttir truste les récompenses : Prix au Festival de Venise et Golden Globe avec Joker, Emmy Award et, hier soir, Grammy Award pour Tchernobyl !
Grammy…
Et le meilleur reste à venir, le 9 février, avec un Oscar pour la musique de Joker pour lequel elle est nominée… Le premier Oscar islandais ?
Le 14 janvier dans les fjords de l’Ouest, à quelques kilomètres de distance, trois avalanches se déclenchent presque simultanément, deux à Flateyri, l’autre à Súgandafjörður, en face de Súðureyri.
où il est rappelé que la coulée de droite est la même que celle de 1995
A Flateyri, le dispositif anti-avalanche construit en 1998 n’empêche pas qu’une maison (Ólafstún 14) soit submergée, où vivent Anna Sigríður et ses trois enfants. Celle-ci s’échappe à temps avec les deux plus jeunes, mais Alma Sóley, 14 ans, est bloquée dans sa chambre, étouffée sous la neige. Il faudra 40 minutes pour l’en sortir ! La deuxième coulée atteint le port et endommage de nombreux bateaux. C’est aussi le cas à Súgandafjörður, où la coulée provoque un véritable raz de marée.
Morgunblaðið le 18 janvier 1995
L’émotion est d’autant plus grande que ces avalanches interviennent 25 ans, presque jour pour jour pour l’une d’elles, après les deux plus grandes catastrophes connues en Islande au XXème siècle, évidemment très présentes dans la mémoire des survivants :
Le 16 janvier à Súðavík où il y a 14 morts parmi 190 habitants,
Le 25 octobre à Flateyri : 20 morts pour 300 habitants !
Katrín Jakobsdóttir se rend sur place avec l’hélicoptère des secours, évidemment escortée des ministres Bjarni Benediktsson (Parti de l’Indépendance) et Sigurður Ingi Jóhannsson (Parti du Progrès).